Sécurité routière, premiers secours et conduite préventive : ce sont les thématiques sur lesquelles la PSSP Bénin renforce les compétences des ambulanciers afin de contribuer à un transport sanitaire plus sûr et à une meilleure prise en charge des patients référés.
Photo:PSSP/ARS3/COACHING/AMBULANCE/2026
Le coaching des ambulanciers des quatre départements d’intervention de l’Activité de Renforcement des Services des Structures Sanitaires (ARS3) a démarré dans le département de la Donga, au nord du Bénin. Lancée ce mardi 15 septembre 2026 dans la salle de réunion du bureau de zone DCO, cette première étape réunit des ambulanciers, des médecins coordonnateurs, des points focaux de la référence et de la contre-référence, des personnes ressources de la Croix-Rouge et du Centre national de sécurité routière (CNSR), des représentants du Ministère de la Santé ainsi que des représentants du Conseil d’administration de la Plateforme du Secteur Sanitaire Privé du Bénin (PSSP Bénin).
L’initiative s’inscrit dans le cadre de l’Activité de Renforcement des Services des Structures Sanitaires (ARS3), financée par le peuple américain et mise en œuvre par le consortium PSI/ABMS, Jhpiego et la PSSP Bénin. Elle vise à renforcer les compétences pratiques des ambulanciers en matière de sécurité routière, de conduite préventive, de premiers secours et de sécurité du patient pendant le transport.
Un transport sanitaire plus sûr pour améliorer la référence des patients
Photo:PSSP/ARS3/COACHING/AMBULANCE/2026
La référence et la contre-référence constituent un des maillons essentiels de la prise en charge des patients, particulièrement dans les situations d’urgence. La qualité du transport sanitaire peut ainsi avoir une incidence directe sur la continuité et la sécurité des soins.
Les besoins exprimés par les prestataires de soins, mais aussi par les autorités sanitaires et départementales, ont conduit la PSSP Bénin à prendre le lead dans la mise en œuvre de cette activité.
L’objectif de ce coaching est clair : permettre aux ambulanciers de disposer de réflexes et de compétences adaptés afin que le transfert d’un patient vers une structure de référence se fasse dans des conditions optimales de sécurité, de rapidité et de qualité. Ceci permettra désormais de mieux répondre à l’exigences de l’Organisation mondiale de la Santé, à savoir : « la rapidité de la prise en charge et du transport peut contribuer à sauver des vies ». Cette exigence donne tout son sens au renforcement des compétences des acteurs directement impliqués dans le transport sanitaire.
Des compétences renforcées à partir des réalités du terrain
Photo:PSSP/ARS3/COACHING/AMBULANCE/2026
L’approche retenue privilégie la pratique et la mise en situation. Avec l’appui des experts de la Croix-Rouge, les participants ont notamment abordé les principes fondamentaux du secourisme et les principales étapes de la prise en charge d’une victime.
Les exercices portent sur plusieurs gestes et procédures essentiels : conduite à tenir face à une victime, ramassage, brancardage et transfert du patient, installation et sécurisation sur le brancard, ainsi que chargement et déchargement du patient de l’ambulance.
Cette approche permet aux participants de confronter les connaissances théoriques aux situations auxquelles ils peuvent être confrontés dans l’exercice quotidien de leur métier.
Une simulation pour rapprocher la théorie de la réalité
La première journée a été déjà marquée par une simulation intégrée, destinée à placer les ambulanciers dans une situation proche des réalités du terrain.
De la préparation de l’ambulance à la prise en charge et au transport du patient, en passant par le brancardage, l’installation et la sécurisation de la victime, les participants ont été amenés à mobiliser les différents réflexes acquis au cours de la session.
Cette démarche pratique permet notamment d’identifier les éventuelles difficultés, de corriger les gestes et de favoriser l’adoption de comportements adaptés face aux situations d’urgence.
Photo:PSSP/ARS3/COACHING/AMBULANCE/2026
La sécurité routière au cœur de la deuxième journée
La deuxième journée du coaching, prévue le mercredi 16 septembre 2026, est consacrée davantage à la sécurité routière et à la conduite préventive, avec l’appui des experts du Centre national de sécurité routière (CNSR).
Les échanges et exercices porteront notamment sur les règles de circulation applicables au transport sanitaire, la signalisation routière, la gestion de la vitesse, le respect des distances de sécurité, ainsi que les techniques appropriées de croisement et de dépassement.
Une attention particulière sera également accordée à l’identification et à la prévention des risques liés à la conduite d’une ambulance.
Le coaching se poursuivra par ailleurs directement autour du véhicule pour une bonne pratique. Les ambulanciers seront amenés à effectuer des contrôles avant départ, à identifier d’éventuelles anomalies, à vérifier les principaux éléments de sécurité et à renforcer leurs connaissances en matière de maintenance préventive élémentaire. En substance, il sera question de partir des réalités quotidiennes des ambulanciers pour consolider les bons réflexes et contribuer à réduire les risques liés au transport sanitaire.
51 ambulanciers concernés dans quatre départements
Le coaching concerne au total 51 ambulanciers des départements de la Donga, de l’Atacora, du Mono et du Plateau.
Photo:PSSP/ARS3/COACHING/AMBULANCE/2026
Après la Donga, l’activité se poursuivra progressivement dans les trois autres départements d’intervention de l’ARS3.
À travers cette initiative, la PSSP Bénin, grâce au projet ARS3, entend contribuer au renforcement de la qualité du système de référence et de contre-référence, en plaçant la sécurité du patient au cœur du transport sanitaire.
Au-delà de la rapidité du transfert, l’enjeu est de garantir que chaque patient référé puisse bénéficier d’un transport sécurisé, professionnel et adapté à son état de santé, depuis son départ jusqu’à son arrivée dans la structure de prise en charge.
Un même but: mieux transporter pour mieux soigner
Avec ce renforcement des compétences des ambulanciers, une nouvelle étape dans l’amélioration de la chaîne de référence s’ouvre. Un patient correctement installé, sécurisé et transporté dans de bonnes conditions est un patient dont les chances d’arriver dans un état stable auprès de l’équipe de soins sont davantage.
La démarche engagée dans la Donga, puis appelée à se poursuivre dans l’Atacora, le Mono et le Plateau, traduit ainsi une ambition commune : faire du transport sanitaire un véritable maillon de qualité et de sécurité dans la prise en charge des patients au Bénin.
La PSSP Bénin exprime sa gratitude au Gouvernement américain pour son appui financier, au Ministère de la Santé pour son engagement et son accompagnement institutionnel, ainsi qu’à PSI/ABMS pour son appui technique dans la mise en œuvre de cette initiative. Ces différentes contributions participent au renforcement des interventions en faveur de l’amélioration de la qualité des soins et des services de santé au Bénin.